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 Mission suicide

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Edouard
Tireur délire
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Messages : 13
Date d'inscription : 26/03/2017

MessageSujet: Mission suicide   Mar 9 Mai - 19:46

Début été 1716



Nous étions en route depuis 2 jours déjà, qui me paraissaient déjà une éternité pourmon fessier. Je n'étais de loin pas habitué à cavaler pendant autant de temps sur des chevaux. Je suis un homme de la mer, pas de la terre, et encore moins lorsque le paysage est rempli de sable, et accompagné par une température qui atteignait des extrêmes que je n'avais jamais connu jusque-là.

Le rendez-vous avec le Sultan s'était bien passé, en dehors de la mission suicide que celui-ci leur avait proposé en échange de la faveur de passer au travers du blocus. Bien entendu, Zayd avait accepté celle-ci sans hésiter, puisqu'il se considérait encore sous les ordres du Sultan, et chacun de ses souhaits étaient comme un ordre pour lui. Le reste de l'équipage n'avait donc pas eu le choix, et dû se mettre en route.

Je n'aimais pas l'idée de se séparer de mes deux meilleurs éléments, Marc et James, qui s'étaient démarqués très largement des autres lors de la sélection des fusilers quelques semaines plus tôt. Ils auraient pu nous être utiles, mais le Capitaine en avait décidé autrement. Même si Kiduba semblait du même avis que moi concernant leur utilité, celui-ci avait jugé -et avec raison- plus facile de se déplacer discrètement en groupe de 4, que de 6 ou 7.
Alix et Etienne étaient aussi retournés au navire, escortés par les deux fusilers d'élite qui faisaient partie de la garde rapproche du Capitaine depuis peu.


Lors du 2ème soir, le guide nous fît camper dans un creux d'une dune, qui offrait une protection naturelle contre les vents glacials de la nuit. Quelques heures après que le campement fût installé, Kiduba s'éloigna en prétextant aller marcher un peu. Je me proposais de l'accompagner, lorsqu'il désigna le sable quelques mètres devant lui. En regardant de plus près, je vis de petites traces de pattes, à moitié effacées par le vent, et nous les suivirent. Nous finîmes par arriver dans le creux d'une autre dune, où étaient lovés 2 bébés fennecs, près de leur mère. D'un accord tacite, nous nous mîmes en position pour essayer d'en capturer, mais n'étant guère doué à cela, je me mis dans le sens du vent, et la mère flaira mon odeur et se leva d'un coup. Kiduba choisît ce moment pour lui sauter dessus, mais n'arriva qu'à attraper un des petits. La mère m'ayant flairé, elle prit la fuite avec son autre petit dans la direction où je n'étais pas.
Nous revînmes au camp avec avec "Kiki", le bébé fennec ainsi dénommé par Kiduba, enfermé dans un des sacs de toiles prévu pour la tête de nos cibles. Il avait déjà mordu son ravisseur, lorsque celui-ci y mit la main avec un petit bout de viande séchée afin de le nourrir. Zayd et le capitaine Damilo nous regardèrent d'un air questionneur, auquel je répondis que des fennecs pourraient aussi bien faire office de remède à notre problème grandissant de rats sur l'île.


Nous reprîmes la longue route jusqu'au campement des Touaregs, avec un petit fennec braillant et couinant dans son sac. Quelques jours plus tard, j'avais cru voir des traces de fennecs, et j'avais fait part à Kiduba mon idée que la mère était probablement dans les environs, à la recherche de son petit. Mais nous ne la vîmes jamais.


Nous arrivâmes quelques jours après en vue du campement des Touaregs qui était situé au milieu d'une vallée dans les montagnes. Lorsque nous redonnâmes nos chevaux au guide, ainsi que le sac contenant le bébé fennec. celui-ci nous regarda bizarrement, ne comprenant toujours pas pourquoi nous avions capturé ce pauvre bébé fennec. Zayd lui fît comprendre que nous voulions en capturer d'autres afin de les ramener chez nous, et Kiduba jongla avec quelques pièces de huit, pour souligner ces propos. Le guide, voyant les pièces sauter, demanda combien nous en voulions, et combien nous payerions. Visiblement, la somme proposée par Kiduba l'avait enchanté, car il prit le sac du fennec avec grand enthousiaste, et l'accrocha aux chevaux.
Etant déjà lourdement armé, je décidais de ne pas m'encombrer de l'arbalète, qu'il m'aurait été quasi impossible de porter en plus de mes deux fusils de boucanier, de mes trois pistolets et de ma rapière.

Le campement Touareg s'étirait à environ 2km de là où nous nous étions séparés du guide, dans une belle et grande oasis. Les dizaines de feux de joie et la lune permettaient de discerner derrière le campement, une zone avec près d'un milliers de têtes de chameau et quelques dizaines de chevaux; idéal pour une diversion. Il y avait par ailleurs au bas mot une cinquantaine de tentes ainsi que 3 gigantesques tentes, qui devaient probablement abriter les chefs de clans, dont une située à l'extrême ouest du camp. Une rivière s'écoulait au milieu de celui-ci, avec une sorte de petit lac où les gens pouvaient se baigner et s'abreuver.

Tout en observant ce magnifique paysage, j'entendis - ainsi que mes compagnons - le bruit de cailloux qui dévalaient doucement la pente derrière nous. Nous nous cachâmes rapidement, tout en dégainant. Un groupe de 4 cavaliers descendait la montagne en notre direction, très probablement une patrouille ou quelque nomade rejoignant la fête. Cependant, le capitaine Damilo n'avait pas été aussi rapide à réagir que nous et avait probablement été vu, car le cavalier de tête s'arrêta d'un coup, et parla à ses acolytes dans sa langue. Près de moi, Zayd murmura le mot "chercher" tout en les désignant du regard, je compris que nous étions vus. Un des cavaliers approcha du rocher où s'était caché le capitaine Damidot, et eut tout juste le temps de pousser un cri et de reculer, que le capitaine lui sauta dessus, lame en avant. S'en suivît une farouche bataille, où Kiduba reçût une dague dans l'épaule et cassa la corde de son arbalète lorsqu'il tenta de tirer sur un des cavaliers blessé qui fuyait en direction du camp Touareg. Je dû dégainer rapidement mon fusil de boucanier, et toucha le cavalier à la jambe. Celui-ci tomba de son cheval en direction de pierres coupantes, et ne bougea plus. Les 3 autres étaient morts, mais le mal était fait. Des coups de feu avaient étaient tirés, et même si j'espérais secrètement qu'ils n'aient pas été entendus depuis le camp, le cheval du cavalier avait continué de fuir en direction du camp, et ne manquerait pas d'éveiller leurs soupçons.

Le camp avait connu un peu d'agitation quelques minutes plus tard, des feux furent allumés dans tout le camp, afin d'empêcher toute intrusion à la faveur de la nuit, sans compter la dizaine de cavaliers qui partirent dans notre direction. Nous fîmes le tour du camp, pendant que Kiduba essayait d'effacer au mieux nos traces de pas avec une grande feuille de palmier.
Malheureusement, les cavaliers n'étaient pas dupes et réussirent à suivre nos traces. Cependant, ils firent l'erreur d'avancer en groupe serré, et Kiduba ne se fît pas prier pour lancer une grenade, qui, un peu plus puissante qu'elle n'aurait dû l'être, tua l'ensemble des chevaux et une partie des cavaliers. Les quelques autres moururent en tombant de leur cheval, sur des rochers coupants. La troupe de cavaliers n'était plus. Je me permis de féliciter Kiduba pour sa rapidité d'éxécution, mais surtout son efficacité. Mon estime pour cet homme fît ce jour-là, une montée fulgurante.


Le camp s'attendait sûrement à se faire attaquer par une armée, au vu des pertes qu'ils avaient subies sans même un survivant dans l'expédition des 10 cavaliers. Ils ne refirent pas d'autres tentatives de recherches, mais montèrent sur leurs chameaux, et entourèrent le camp avec leurs bêtes, afin que nul ne puisse passer à la faveur de la nuit.
Je pus estimer qu'ils devaient être un peu moins de 200, alors que nous n'étions que 4. Notre équipement se résumait à 3 grenades, deux fusils de boucaniers, quelques pistolets et lames, une arbalète et ma réserve de poudre ainsi qu'un peu d'eau dans nos outres.

Plusieurs heures s'étaient écoulées, mais rien n'avait bougé dans le camp. Plus que quelques heures et il ferait jour, et il nous sera encore plus impossible d'assassiner ceux pour qui nous sommes venus...



Extrait des notes d'Adolf Van Hafen, fin d'été 1716.






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grenaaaaaaaaaaade
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