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 Nous passons le Cap Horn !

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Edouard
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Date d'inscription : 26/03/2017

MessageSujet: Nous passons le Cap Horn !   Mar 22 Aoû - 21:19

Fin de l'an 1716

Il faisait beau ce jour-là sur La Revanche, qui longeait les côtes d'Amérique du Sud en direction du Cap Horn, pour rejoindre par la suite l'Indonésie, destination de l'équipage. Les hommes s'entraînaient au tir, au maniement de leur sabre, et Kiduba appris qu'Adolf avait fait monter 3 grenades dans la malle sur la vigie. Doutant de ses capacités au lancer, il lui demanda de lancer un savon sur un morceau de bois, situé à une quinzaine de mètres du navire. Mais celui-ci avait été utilisé récemment, et glissa des mains d'Adolf, qui trébucha dessus et passa par-dessus bord.
Ni une ni deux, Kiduba attrapa une corde et se plongea pour le récupéré, mais fût quasi assomé par la température de l'eau. Elle était froide, très froide. Il réussit à remonter avec Adolf à bord, et demanda à Timmy, qui bien que réticent et peu rassuré à l'idée de manipuler des grenades, d'aller chercher celles dans la malle et de les lui donner.
Adolf maugréa dans son menton, mais ne trouva rien à dire. Pour se dédommager, il fit monter 2 autres pistolets et les plaça dans la malle, ce qui monta leur total à 5.


Aucun autre incident particulier n'eût lieu, et ils finirent par arriver dans une zone très froide avec d'étranges monceaux de glaces de plusieurs dizaines de mètres de larges et tout autant de haut, que Kiduba appela "dent-de-mer" et que l'équipage adopta, car rien d'autre ne pouvait mieux caractériser ces monstres de glace.
Il était difficile de naviguer entre eux, et l'épais brouillard n'aida en rien. Heureusement, le Vieux Francis reçut le renfort d'Etienne et de John pour l'aider à tourner le gouvernail et manoeuvrer. Ceci, sans compter le Capitaine qui était en pleine forme et donnait les ordres comme jamais, et que les matelots, probablement ragaillardis par le froid, exécutaient très rapidement.

Un jour, Adolf vît quelque chose sur une dent de mer, quelque chose qui en fait étaient 2 choses, et était trop grandes pour être des pingouins. Peut-être une espèce inconnue ? Non, ceux-ci agitaient les bras en signe d'aide... Le Capitaine averti, il fit descendre une chaloupe à la mer dans laquelle Adolf et quelques hommes montèrent pour rejoindre les deux naufragés. Adolf étant des plus prudents, il braqua ses deux pistolets à l'encontre des deux inconnus, et leur demanda de déclarer leur identité et de poser leurs armes dans la chaloupe, chose qu'ils firent.
Friedrik, était un cartographe suédois, qui avait été chargé d'explorer la zone située après le Cap Horn pour un certain commanditaire. Il ne portait pour arme qu'un mousquet de piètre qualité, qu'il expliqua avoir ramassé sur le cadavre d'un de ses compagnons.
Itzal, pour sa part, était un marchand avec un sacré accent espagnol, qui venait probablement des pays basques, et était armé d'une hachette accrochée à sa ceinture, et d'un mousquet.

Ils expliquèrent que leur navire avait heurté ce qu'ils appelaient un "iceberg" et qu'il avait coulé. Seul une petite dizaine de personnes avaient survécu, et beaucoup étaient mortes de froid pendant les heures qui suivirent le drame. Le dernier en date était leur jeune mousse, décédé le matin même de faim. Il leur aurait été bien mal avisé de leur demander comment ils avaient survécus à la faim, car il n'y avait aucune carcasse d'animal sur l'iceberg, la question était donc superflue.

Adolf les fît monter dans la chaloupe, et les ramena au navire, où Muguette et Alix les attendaient avec des couvertures chaudes et un bon bol de soupe. Elles les accompagnèrent dans la cabine des invités, et veillèrent sur eux, sous l'oeil soupçonneux du Capitaine, car il lui avait semblé qu'Itzal avait fait un petit clin d'oeil discret à Alix, mais peut-être était-ce la fatigue qui l'avait gagné ?

Itzal avait les oreilles gelées, et Kiduba, après avoir consulté un des livres de médecine qu'il avait, lui conseilla de réchauffer ses oreilles petit à petit avec un tissu trempé dans de l'eau tiède, et qu'il fallait prendre de l'eau de plus en plus chaude au fil du temps, afin de les dégeler gentiment. Suivant ce conseil avisé, les oreilles d'Itzal finirent par dégeler et il ne souffrit d'aucun effet secondaire.


Le conseil discuta de ce qu'il semblait bon de faire pour ces deux étrangers, et vota de leur proposer de les déposer sur le prochain port, ou de rejoindre l'équipage définitivement.
Guère idiots, ces deux-là avaient tout de suite compris qu'ils n'étaient pas sur un bateau classique, car il ne faisait pas partie de la marine française, et était armé bien trop lourdement pour être un navire marchand.
Toutefois, ils décidèrent de rester avec l'équipage pour un moment, en tout cas jusqu'en Indonésie, où ils pourraient au pire rejoindre un navire des Indes Orientales qui accepterait sûrement de les ramener en Europe.
Friedrik mit ses connaissances de cartographe au service du navire, et pût les guider dans un petit canal, certes étroit, mais qui leur permit d'esquiver le gros des tempêtes du sud de l'Amérique. Ils purent ainsi passer le Cap Horn et remonter le long des côtes pendant quelques jours, à l'abri de la tempête.
Le Capitaine invita Itzal à un combat singulier, afin de tester son niveau. Celui-ci n'ayant pas d'épée, il proposa de se battre à main nues. Les deux partis semblaient du même niveau, lorsque d'un coup, Itzal décida que cela avait assez duré, feinta, et envoya un magnifique coup de poing en plein dans l'oeil gauche du Capitaine, qui s'écroula et s'évanouit quelques instants. Alix couru auprès de lui avec Kiduba afin de s'enquérir de sa santé. Autour d'eux, le silence était roi, les matelots avaient la main sur leurs armes, prêt à le tuer au moindre mot de Kiduba. Adrien finit par se relever, lentement, et s'éloigna soutenu d'Alix en direction de sa cabine, titubant. Kiduba avança en direction d'Itzal, qui se raidit, et en le dépassant, tapota sur son épaule en le félicitant, puis continua sa route en renvoyant les hommes à leurs postes.

Adolf avait été impressionné par cet homme, qui avait étalé le Capitaine comme il l'aurait fait d'une feuille sur une table, et lui proposa de le tester au mousquet. Il fît larguer un tonneau vide dans la mer, et lui demanda de faire feu quand celui-ci était à une vingtaine de mètres. Itzal visa une seconde, et son tir fît mouche. Décidément, cet homme était vraiment très fort. Adolf lui proposa, contre une solde un peu plus grande, de rejoindre la garde d'élite des fusiliers du Capitaine, qu'il accepta après y avoir réfléchit un instant. Il reçut en cadeau de bienvenue, un très beau fusil de boucanier, afin de remplacer son vieux mousquet.


Un soir, Adolf vît une lumière sur l'une des îles devant eux, comparable à celle d'un grand feu. Avec ses yeux aguerris, il parvint à voir d'autres lumières, plus petites, le long de l'île. Il descendit en informer Kiduba et le Capitaine Damilo. Le premier, ayant déjà entendu des histoires sordides de malfrats qui se faisaient passer pour des naufragés qui guidaient leurs sauveurs sur des récifs, afin d'ensuite les attaquer et les vider de leurs marchandises, conseilla le Capitaine de continuer tout droit, chose qu'il fît. Il ordonna par ailleurs de charger les canons de babord et tribords à la grenaille.
Quelques instants après avoir passé le grand feu, la vigie poussa un grand cri, et une fraction de secondes plus tard, un tir de canon frôla le mât et passa juste au dessus du navire. Les hommes, surpris, se préparèrent à un abordage, et Kiduba fît charger les canons du gaillard arrière afin de riposter. La deuxième salve, arracha une partie du gaillard avant et frôla plusieurs hommes, sans toutefois blesser qui que ce soit. Kiduba profita de la lumière du coup de canon, pour lancer une grenade dans la direction de celle-ci, et entendit des cris quand elle explosa. La lumière permis à Adolf de tirer sur un des matelots, qui tomba raide sur le sol, la tête explosée comme une pastèque.
Ils finirent par réussir à prendre de la distance, et leurs poursuivants arrêtèrent la chasse en voyant qu'ils n'arriveraient pas à les rattraper pour les aborder.


Quelques jours plus tard, ils sortirent du canal, et heurtèrent de plein fouet une énorme tempête au moment de rejoindre les eaux profondes, qui faillit retourner le navire quand une vague de plusieurs mètres s'abattit sur le bâbord. Plusieurs matelots passèrent par-dessus bord, dont John. Seuls 3 d'entres eux, dont ce dernier, purent être sauvés grâce au courage de Kiduba et aux lancers de cordes de leurs camarades. Une fois remis dans le sens du courant, ils finirent par trouver derrière une île un endroit plus calme où s'abriter le temps que le gros de la tempête passe.

Le reste du voyage fût plus calme, notamment grâce aux connaissances de Kiduba d'une zone morte qu'ils évitèrent, où le vent pouvait ne pas souffler pendant plusieurs jours et qui eût déjà raison de plusieurs équipages trop téméraires.

Ils finirent par arriver dans un port indonésien où un contremaître de la Compagnie des Indes Orientales hollandaise les reçut. Adolf s'en donna à coeur joie. Cela faisait si longtemps qu'il n'avait pas eu l'occasion de parler sa langue natale, manque de chance, le contremaître ne semblait guère intéressé à faire causette. Ce dernier fût surpris de leur absence de marchandise, et assez soupçonneux quant à leurs intentions. Une fois leur identité prise, il leur indiqua quels entrepôts étaient les plus à mêmes de leur fournir ce qu'ils souhaitaient et s'en retourna à ses occupations en leur précisant de ne pas sortir des enceintes de la ville, car le Prince de la région était en révolte et cherchait à se débarrasser de tous les Européens sans distinctions.


Ils cherchèrent discrètement un guide local, et finirent par en trouver un dans une taverne, qui demanda une certaine somme à donner à sa famille avant le voyage, car il n'était pas certain d'en revenir au vu des troubles à l'extérieur.
Ils décidèrent de prendre un chemin qui ne longeait pas la rivière, qu'ils estimèrent être un des endroits les plus propices à des affrontements, mais passèrent par la forêt.
Quelques heures après leur départ, un cri féminin déchira le silence de la fôret. Ni une ni deux, Kiduba se lança en direction du cri, katanas au poing. Adolf et Itzal le suivirent au pas de course.
Une dizaine de soldats européens étaient dans une clairière, avec une quinzaine de corps d'autochtones morts autour d'eux. Six d'entres eux étaient en train de violer deux femmes, pendant que les 4 autres pendaient un jeune homme.
Kiduba, des plus discrets dans ses déplacements, surgit de la forêt, coupa deux des têtes des pendeurs, et retourna tel un éclair à l'abri des arbres. Les deux décapités n'eurent même pas le temps de comprendre ce qui leur était arrivé que leurs têtes tombèrent sur le sol. Les deux autres, arrêtèrent de rire et sortirent leurs armes. Adolf, ses deux pistolets sortis, fît feu sur un des violeurs, et le toucha sévèrement au niveau de la cuisse, il lâcha la femme et se tint la jambe en hurlant de douleur. Son deuxième tir toucha la corde du pendu et céda, celui-ci roula sur le sol en se tenant la gorge et en toussant.

Le combat fit rage, mais n'alla que dans un sens. Grâce à l'effet de surprise, le Capitaine, Itzal, Kiduba, Friedrik et Adolf n'eurent aucun mal à se débarrasser des soldats. Seul Adolf fût blessé, une balle de mousquet lui toucha la joue droite et manqua de lui arracher la mâchoire.
Ils réussirent à faire un prisonnier, qui ne leur apporta que peu de réponses, en dehors que les autochtones faisaient partie de la famille du Prince et qu'ils avaient eu l'ordre de s'en débarrasser.

Ceux-ci parlaient une langue que Kiduba connaissait un peu, et il réussi à comprendre que ceux-ci leur proposaient ce qu'ils voulaient pour les remercier, et leur demanda escorte jusqu'au prochain point de garde, situé à quelques heures au Sud. Ils y trouvèrent un soldat qui, sur ordre du jeune homme, les guida jusqu'au temple après une longue semaine de marche...


Auteur inconnu, début 1717
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